Arrivés à la concession BMW Annecy / Seynod vers 10h50, le temps de prendre possession des clés, d’obtenir quelques explications sur le fonctionnement de l’engin et nous étions en route pour 3 heures inhabituelles.

Voici le programme:
1. Annecy -> Maison : 45 minutes de routes de campagnes
2. Maison : 20 minutes de conduites pour Madame
3. Petite inspection du véhicule à l’arrêt
Pause déjeuné
4. Maison -> Annecy : 30 minutes d’Autoroute

Annecy vers Maison: 45 minutes de route de campagne
Une fois le premier choc du silence absolu qui règne dans l’habitacle, en comparaison d’une thermique, on test la première chose qui nous vient à l’esprit: on appuie à fond sur l’accélérateur et un petit sourire se dessine alors sur nos lèvres au fur et à mesure que la voiture prend de la vitesse.

La réponse instantanée, le poids du véhicule, la poussée linéaire, tout est fait pour que les 170 chevaux se fassent bien sentir. Vient ensuite la tenue de route. Nous sommes alors sur les petites routes de campagne et on en profite: accélération, décélération, freinage sec – très rare, petites courbes, épingles à cheveux : on se rend compte de l’agilité mais aussi des quelques faiblesses qui sont l’apanage des propulsions.

Comme mentionné plus haut, l’accélération est efficace et on se met alors à jouer entre les différents modes de conduite que sont Confort, Eco Pro et Eco Pro +. La différence est flagrante, surtout lors de l’appui sur l’accélérateur. Le mode Confort apporte une instantanéité que ne propose pas les deux autres modes, économies d’énergie obligent.
La deuxième chose qui surprend le plus, c’est cette force de décélération qui s’apparente vraiment à un freinage léger. C’est ultra pratique, il faut le reconnaître et on y prend goût immédiatement. Pratiquement plus besoin d’utiliser la pédale de frein, et on joue à l’anticipation pour s’arrêté sans y toucher.
On continue sur route sinueuse avec des dénivelés différents tout au long des kilomètres avalés en silence. Là, on commence à prendre le cafard sur les côtes car l’autonomie diminue assez rapidement. Nous avions 122 km d’autonomie au depart, il nous en reste 85, et il nous reste encore 15 km à parcourir, plus le retour.
Mais c’est l’effet kisscool de l’électrique; après les montées, la descente vers Viry (notre village), et forcément on consomme alors beaucoup moins. Mieux que ça, on recharge. Du coup les km d’autonomie restants diminuent moins vite et nous arrivons donc à bon port avec 78 km restant.

Madame: 20 minutes de conduite
Récemment acquéreuse du permis de conduire, elle est encore peu rassurée sur la route. Par contre, au bout quelques minutes à peine, la voilà toute confiante, defiant même les limitations de vitesses tellement l’effet karting est grisant. Forcément, pas de vitesses à gérer, des démarrage en côte les doigts dans le nez, un bonne accélération, et du silence à bord… qui n’aimerai pas ça, surtout quand on débute.
En clair, j’ai le sentiment que si Madame travaillait, c’est moi qui serait forcé de prendre la seconde voiture… Heureusement, ce n’est pas le cas 😉

Reste 65 km d’autonomie

Rapide inspection du véhicule à l’arrêt
On check à nouveau les plastiques, l’allure générale du véhicule, la place du coffre arrière, du frunk, etc… Rien à redire de particulier, si ce n’est que l’effet premium est tout de même nettement moins ressenti que sur les véhicule équivalents de la marque. Les économies de matières plastiques et rembourrage ont un but précis et il faut faire de petites concessions sur ce point. On reste tout de même, et heureusement vu le prix, bien au dessus des concurrentes si on fait exception de Tesla mais ce dernier ne joue pas dans la même catégorie. D’ailleurs, la comparaison avec les autres véhicules est sommes toute inutile car elles non plus ne jouent pas dans la même catégorie. Ce qui fait de cette i3 une voiture unique, sur un segment unique.

Retour sur Annecy: Autoroute
J‘avais lu ici et là qu’à une certaine vitesse, la voiture devenait bruyante, et plus précisément des bruits d’air. Alors il est vrai que je n’ai pas essayé d’autres véhicules électriques (faute d’intérêt pour les concurrents, ou hors budget) mais j’ai trouvé la voiture silencieuse, même à 130 km/h. Je n’ai pas voulu monter plus haut de crainte de ne pas avoir assez d’autonomie pour ramener la voiture à bon port et nous n’avions pas le REx entre les mains. Restons prudent.
A 130 km/h, on sent que la tenue de route n’est pas exceptionnelle mais elle reste tout à fait correcte et on ne se sent pas en danger. Le retour se passe  donc sans soucis et nous sommes repassés en mode Eco Pro et avons diminué un peu la climatisation.
Une fois stoppée au concessionnaire, il restait encore environ 30 km d’autonomie.

Conclusion : Convaincus ! Fun à conduire, originale car on n’en voit pour ainsi dire aucune ou presque sur les routes pour le moment. C’est une expérience vraiment intéressante et assez unique en son genre.

Place aux maths…