L’heure du premier (petit) voyage est enfin arrivé. Un déplacement familiale comme j’en fais environ un par mois. D’un côté, ma mère qui habite Grenoble même, et de l’autre mon père qui habite en campagne à 20 km de Grenoble. Au total, j’aurai parcouru sur la journée environ 320 km, dont 240 d’autoroute.

Voici le récit d’un petit nouveau dans le monde de l’électro-mobilité. Enfin pas tout à fait électro pour le coup…

PS: Attention – Je n’avais pas mis à zéro mon compteur de trajet, j’avais donc déjà près de 300 km au compteur en partant.

CDC (Conditions de Conduite): Modèle 60 Ah – 120 km/h sur autoroute – Mode Confort – Climatisation Auto 21° – Bluetooth / H&K activés – Pas de bagage – Pas de passager – Temp. Ext. Moyenne 17°

8h30 – Départ (Viry, 74)

Batterie chargée à 100%, réservoir d’essence presque plein – quelques courts essais la veille avaient été effectués pour vérifier que je n’allais pas subir une panne technique au moment de partir le lendemain – il est l’heure de partir.

Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessus, il fait environ 12 degrés au départ mais la voiture ayant dormi au garage, elle devait être aux alentours de 15 degrés. L’autonomie annoncée en électrique est de 120 km et de 110 km en REx (Range EXtender ou Prolongateur d’autonomie). Des mesures qui vont changer assez rapidement…

Le but de ce voyage: rouler à 120 km/h sur autoroute tout le temps; sur les autres types de limitations, rouler à la vitesse maximum indiquée (zone 70, 90, 110, …) lors de passage en proche agglomération par exemple, et enfin tester le REx et sa résistance.

Je prends donc la route tranquillement, profitant de la connectivité Bluetooth et du système Harman Kardon pour créer une ambiance zen dans l’habitacle, et parcours environ 8 km de nationale pour rejoindre l’autoroute, direction Annecy. C’est là qu’une première surprise m’attends: L’autonomie annoncée en électrique chute brutalement pour atteindre seulement 90 km ! Est-ce la détection de l’entrée sur l’autoroute ? Le fait qu’en roulant à 120 km/h quelques secondes un ajustement se soit fait ? Ou alors est-ce simplement mes 3 premiers jours de conduite – très loin d’être doux sur la pédale d’accélérateur – que le système se soit dit qu’il valait mieux calmer mes ardeurs ? C’est un peu la douche froide.

Je comptais sur mes 120 km d’autonomie pour pouvoir enclencher le REx à 75% d’autonomie électrique restante soit environ 80 km, ne sachant pas trop comment le mode « maintient de la charge » allait résister au trajet. Je m’assoie donc gentiment sur mon plan et mes certitudes, continue ma route et presse toute les minute ma touche numéro 8 (mon raccourci REx) en me disant que s’il ne me reste plus que 50 km d’autonomie électrique et que ce dernier ne veut toujours pas s’activer, et bien je devrai faire demi-tour, faute de quoi ce sera la panne sèche.

Finalement, après avoir atteint environ 72 km d’autonomie électrique restante, le REx daigne se mettre enfin en marche. Petite sueur froide intérieure, et me voilà toujours lancé à 120 km/h, brûlant doucement mais sûrement ma réserve de carburant fossile.

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Etant donné cette petite panique sur le changement d’humeur de mon calculateur d’autonomie qui s’était montré jusqu’à présent extrêmement fiable et précis, je ne prends alors aucun risque. Restant 80 km de carburant, mon autonomie électrique ayant au passage pris 5 km dans les dents malgré le « maintient de la charge », je décide de passer à la pompe !

Ah la pompe à essence… Ce grand moment de solitude.

9h15 – Ravitaillement

Ramener une voiture qui se veut écologique de la conception à la fabrication en passant par l’énergie pour la propulser, c’est un peu comme ramener son propre paquet de m&m’s au cinéma. On ressent une sorte de culpabilité légère nous envahir ainsi qu’une petite dose de stresse pensant qu’on fait quelque chose de pas vraiment fairplay. Mais bon, pour le coup, pas le choix, il faut y passer. Alors on appuie et maintient le bouton de la trappe à essence, attend la fin de la dépressurisation et le go de l’ordinateur de bord puis on sort et on met du Sans Plomb 98 (recommandation BMW mais ils m’ont dis que le SP95 faisait aussi l’affaire).

Au bout de littéralement 4 secondes, on arrête, et on se dit qu’on a de la chance d’avoir atteint 6 euros car c’était la limite pour payer par carte bleue. Vous m’avez bien lu au fait: 4 secondes ! C’est à dire que si vous êtes vous pressé, entre la sortie d’autoroute, le plein d’essence puis le paiement au comptoir (ou mieux, par Carte Bleue sur la machine), cet arrêt vous prendra réellement DEUX minutes. Ni plus, ni moins. Alors oui, on a un peu l’air ridicule d’avoir pris pour 6 euros d’essence (en fait sera plutôt 12 euros si vous étiez à sec) mais ça n’a aucune importance.

9h18 – Fin du ravitaillement

Allez, on repart, cette fois-ci ce sera un direct vers Grenoble. Vous pourrez noter les ajustements fait par le REx en situation de descente sur l’autoroute puis de zones limitées à 110 puis 90 km/h sur quelques kilomètres. Il arrive enfin à me rattraper des km vis à vis du déclenchement initial de celui-ci. Nous étions à 65 km restant en électrique (photo précédente) et nous voici donc revenu à 72 km restant. Merci à Chambéry que je détestais auparavant à cause du ralentissement sur cette zone…

 

Arrivée – 10h15

J‘arrive enfin à destination après 1h45 de voyage, soit 15 minutes de plus que mes trajets fait habituellement avec mon ancienne voiture (une Audi A3 – 200 ch) avec laquelle je roulais non stop à 140 voir 150 km/h. Ce n’est absolument pas aberrant quand on y pense et on peut facilement donner quelques avantages sur cette façon de voyager:

  • On ne perd pas ses points (sic)
  • On est beaucoup plus relax (une vitesse élevée demandant beaucoup plus de concentration, plus le fait d’être aux aguets pour la chasse aux points (re sic)
  • On peut prendre 2 minutes pour se relaxer les jambes et s’oxygéner lors du rapide ravitaillement en essence.
  • Pour les versions BEV (tout électrique – non REx) qui arriveraient à recharger en électrique sur borne rapide: on ne pollue pas.
  • Plus relax lors du trajet, donc plus en forme à l’arrivée

Quelques photos de la navigation sur le système multimédia « Professional » avec le mode split screen / partagé – pour garder une vue sur votre musique et la navigation en même temps:

 

Vous laissant sur ces dernières images, je vous dis à très bientôt pour la seconde partie du voyage. Celle-ci comprendra de la conduite sur place en tout électrique et de belles photos du monstre (peut-être même des vidéos selon les possibilités technique). Enfin, je parlerai également du retour – Grenoble vers Viry (140 km) – avec les aléas du REx qui, celui-ci- fait d’ailleurs objet d’un procès (class action) aux Etats-Unis.

Brice

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