Ce récit est la deuxième et dernière partie d’un trajet Viry (74) – Grenoble (38) de 320 km environ dont 240 km d’Autoroute. (Cliquez ici pour lire la première partie)

CDC (Conditions De Conduite): Modèle 60 Ah – 120 km/h sur autoroute – Mode Confort – Climatisation Auto sur 21 degrés – bluetooth activé sur Harman Kardon – Pas de bagage – Pas de passager – Temp. Ext. moyenne: 17 °

En ville

10h15Me voici donc arrivé à destination. Petit stop chez ma mère, et nous partons ensemble en banlieue Grenobloise pour quelques activités familiales, avant de finalement revenir chez elle. Durant ce déplacement, environ 15 km auront été parcourus, entièrement en mode électrique. Silence, agilité et nervosité quand nécessaire, c’est vraiment là que cette i3 brille de mille feux. Que vous souhaitez faire demi tour, vous insérez sur voie rapide, démarrer rapidement au feu pour vous rabattre plus loin et éviter de la circulation: tout se fait avec une aisance hors du commun. Un vrai bonheur.

13h00Il est temps de partir pour me diriger cette fois-ci  chez mon père. Il habite à 25 minutes de Grenoble, sur les hauteurs (600 mètres d’altitude – Grenoble étant à 230m).

Fun sur place: En montagne et à la Campagne

13h30Un peu de voix rapide, un peu de route de campagne, un peu de montagne, ça grimpe sec. La voiture répond toujours autant à mes solicitations. Voulant garder de l’autonomie pour l’essai de la voiture avec mon père, je met le REx en route. Je n’avais rendez-vous qu’à 15 heures, j’en ai alors profité pour allé errer sur les hauteurs (900 mètres environ). REx en marche, le temps de trouver un endroit au calme pour prendre quelques photos et timelapses avec la voiture, je tourne ici ou là.

Alors oui, en montagne, le REx et l’autonomie, même problème, ça fait deux. Mais, rendons justice à César, une fois en mode descente, le REx rattrape très rapidement le niveau de charge initial. Donc l’un dans l’autre, ce n’est pas dramatique même si je préférerai éviter d’être à court de batterie pour laisser une marge lors des variations montée / descente. Cela me semble indispensable sous peine de se retrouver en mode dégradé.

14h00Je me pose une heure, le temps d’apprécier le paysage et ma merveille. (un timelapse, ça prend du temps)

15h00Rencontre avec la famille du côté de mon père et quelques essais rapides avec l’ i3. Comme avec ma mère ou d’ailleurs avec les nombreux collègues de travail qui ont pu monter à bord, à chaque fois c’est l’étonnement dans le sens positif. Si l’extérieur ne fera jamais l’unanimité, l’intérieur quant à lui met tout le monde d’accord. C’est « classe », c’est « original », « moderne », « beau » voir « futuriste ». Je n’ai pas encore rencontré une seule personne qui n’ait pas été charmée par ce mélange de fibres naturelles et autres matériaux recyclés, tout en gardant ce côté premium mise en contraste avec la modernité qu’apporte l’écran « professionnel ».

17h30Cette journée famille prend fin et il est temps de rentrer à la maison, direction Viry, 160 km à faire.

Voici l’état du compteur après 5 km parcourus, une fois parti de chez mon père. Oui, j’ai enfin compris que je pouvais mettre à zéro le compteur avec le petit bouton dépassant sur le côté gauche. Simple et efficace. Il n’est jamais trop tard…

IMG_106173 km d’autonomie en mode REx et 41 km d’électrique, je suis « large » comme on dit. J’en profite donc pour rester en électrique sur la descente (600m vers 200m d’altitude) pour rejoindre la voix rapide qui se transforme ensuite en autoroute. Cette dernière m’oblige évidemment à passer en REx.

 

 

Ci-dessous, le compteur après 40 km parcourus sur l’autoroute. La consommation est aussi élevée que les rafales de vent. Rafales qui mettent en exergue deux choses sur l’i3:

  • Le vent c’est le mal pour l’autonomie. C’est évidemment un concept applicable à toutes les électriques actuelles avec leur autonomie relativement limitée.
  • Le vent ça vous fait changer de voix (trop) rapidement si vous ne faites pas assez attention. Ce n’est pas une surprise car avec son gabarit assez haut et sa monte très fine, la tenue de route est disons très sensible, surtout à « haute » vitesse. Et avec du gros vent, c’est encore pire. Pas très reposant pour le coup mais on ne roule pas non plus en permanence avec des rafales de vents heureusement. Et puis j’ai maintenu mon 120 km/h coûte que coûte.

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25 km restant dans le réservoir, il est temps de passer à la pompe pour mon ravitaillement retour. Il me reste environ 90 km à parcourir dont pratiquement 85 km d’autoroute.

Le plein d’essence étant fait, pour 7 litres et 11 euros, je repars pour la dernière étape du parcours. Il est temps de tester à nouveau notre REx sur un parcours beaucoup plus compliqué:

  • Une autoroute
  • 120 km/h en mode confort (climatisation enclenchée)
  • En montée quasi-constante
  • De fortes rafales de vent, encore et toujours.

Et bien comme prévu, il ne peut tenir la charge à ce rythme là. Il fait de son mieux. On sent que le régime moteur est au maximum car un léger bruit sourd s’entend dans la cabine et ma pédale d’accélérateur vibre légèrement mais il est trop faible. Les images ci-dessous pour vous montrer un peu les différences de kilométrages disponibles, avec l’autonomie du REx qui descend bien sûr mais aussi et surtout celle électrique.

Alors bien sûr, j’étais un peu en mode guerrier, car je connaissais les limites de ce REx. Mais en situation réelle, ce n’est pas la sensation la plus agréable que j’ai connu en roulant avec cette voiture. Pour avoir testé un peu ce dernier sur les portions de voie rapide à 110 km/h, je n’ai alors rencontré aucun problème. Je pense même que sur autoroute plate, à 120 km/h par beau temps, sans vent, il doit pouvoir tenir la charge, mais si vous rencontrez des situations plus délicates, il vous faudra alors repasser entre 100 et 110 km/h pour qu’il puisse réellement maintenir la charge et remonter les quelques kilomètres perdus lorsque vous rouliez plus vite ou lors de montées.

Fin de parcours

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Le récit est long et le trajet vous paraîtra peut-être difficile mais il faut replacer un peu les choses dans leur contexte. Voici un résumé du parcours, direct, clair et net:

  • 320 km parcourus sur la journée
  • 4 litres d’essence mis sur le trajet allé
  • 7 litres d’essence remis au retour
  • 50 km parcourus en électrique au départ
  • 50 km d’électrique parcouru sur place
  • 20 km d’électrique avalés sous REx au total (non maintient de la charge)
  • 200 km parcourus sur autoroute (et un poil de montagne) grâce au REx
  • Temps de trajet allé (retour pareil): 1h45 (au lieu des 1h30 habituelles en thermique)

Il est évident au vu de ce récit que le REx est une solution de dépannage, faute de mieux. Ne pouvant pas me permettre de faire ces trajets en tout électrique, le REx m’apporte une réponse pratique, que je serai ravit de troquer dans un futur à moyen terme contre 200 km supplémentaire d’autonomie électrique.

L‘autoroute n’est pas son domaine de prédilection mais pour ce qui est du reste du trajet, une fois sur place, l’i3 s’est révélée être un vrai bonheur. Le sentiment de se déplacer en tramway individuel, sans bruit et sans pollution, apporte une réelle satisfaction.

Pour finir ces lignes sur ce récit qui met en avant une aventure un peu particulière pour une voiture faite au départ pour la ville et la banlieue, je voudrai vous remettre en mémoire que malgré le fait que j’ai utilisé finalement beaucoup le REx pour ce déplacement, je roule à 100% électrique 95 % du temps restant. Et c’est pour moi là l’essentiel, en attendant la prochaine i3… 150Ah ?

Brice

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