Vous vivez à Paris, dans le sud de la France ou dans le Limousin et vous voulez (venez d’) acheter une BMW i3 ? Vous ne comptez pas vraiment faire de voyages avec cette voiture et elle sera donc essentiellement utilisée à des fins i3, boulot, dodo ? Vous allez pensez que cet article ne vous concerne pas. Vous devriez peut-être y songer à deux fois…

Un jour, vous allez peut-être vous retrouver dans un cas similaire, demain, ou dans un futur plus éloigné – ce futur où les véhicules électriques auront tous 300 ou 400 kilomètres d’autonomie pour moins de 30.000 euros à l’achat – et vous serez alors peut être amené à vous déplacer en montagne. Et peut-être également arriverez-vous en montagne avec 100 km restant au compteur et vous devrez alors soit rester serein, soit prendre peur.

Montagne_BMW_i3_01
Nous allons là-haut !

Petite explication sur le terme montagne utilisé dans ce contexte: il ne s’agit pas ici de rouler pendant 2 heures en haute montagne et surtout, nous sommes en été: la température idéale pour nos batteries. Il s’agit donc d’une simple petite excursion en altitude moyenne (pour un Grenoblois) mais l’expérience est intéressante pour savoir comment l’ordinateur de bord réagit dans de telles conditions.

Voici quelques détails du trajet:

  • Point de départ montagne (Collonges sous Salève): 465 mètres d’altitude
  • Point d’arrivée (Croisette): 1300 mètres d’altitude
  • Distance parcourue montagne: 7 km
  • Pente (J’ai fais le calcul avec la formule adéquate): 12.5 %
  • Trajet total (maison – destination – maison) est lui de 40 km (A/R).
  • Autonomie électrique de départ annoncée: 83 km (les 30% manquants ont été utilisés plus tôt dans la journée ici-même)

CDC (Conditions De Conduite): Modèle 60Ah – Vitesse max. autorisée selon zones – Mode Confort – Climation Auto 21° – Bluetooth et H&K activé – Pas de bagage – 1 passager

Montée

Comme à mon habitude, j’oublie de mettre le compteur kilométrique à zéro. Promis, un jour je vais me mettre au volant de cette voiture et je vais réussir à faire deux actions. Deux  actions très, mais alors très très simples:

  1. Mettre le compteur kilométrique à zéro
  2. Prendre une photo du-dit compteur

Et avec un peu de chance, j’arriverai même à cumuler ces deux actions dans l’ordre indiqué ci-dessus… Bref ! Nous partons donc de la maison avec un compteur qui débute à 54 km parcouru et indique 83 km d’autonomie électrique restante. Encore une fois, mille excuses pour ces nombres pas très évidents à retenir; je ferai mieux la prochaine fois.

Premier objectif: rejoindre Collonges sous Salève, d’où débutera notre montée vers le Mont Salève lui-même. Petite route de campagne, nous roulons tranquillement. Après une dizaines de kilomètres parcourus, nous attaquons l’ascension. Comment se comporte alors la BMW i3 sur les petites routes étroites de montagnes ?

Autant vous dire que j’ai toujours été un adepte des boîte manuelles: reprise et sensation de maîtriser le véhicule étaient mon habitude de conduite depuis que j’ai le permis (cela fait maintenant 14 ans). Depuis que j’ai pu goûter à la conduite automatique mais surtout mono-pédale de l’i3, je dois dire que je me régale et que je ne reviendrai pas en arrière. C’est un vrai karting, du pur plaisir. Et malgré les virages qui s’enchaînent et la pente de plus de 12% qui mettrai bien à mal un paquet de petites compactes citadines, c’était sans compter sur les 170 chevaux de cette petite bombinettes qu’on arriva à grimper sans le moindre effort.

C‘est après environ 7 km de grimpe que nous nous retrouvons au sommet, sur lequel nous allons encore parcourir quelques kilomètres légèrement vallonnés. Nous nous arrêtons dans une auberge pour boire un coup et attendons que le vent et la pluie passent leurs chemins. J’en profite pour observer sur mon smartphone le statut de la voiture qui m’indiquait encore il y a peu environ 60 km d’autonomie restante. Stupéfaction !

 

L‘ordinateur a recalculé l’autonomie restante en se basant sur la consommation dernièrement subit lors de la montée. 33 km restant, le traître ! Nous ne nous laissons pas complètement abattre et savons bien qu’en descente, le freinage régénératif devrait au moins nous garantir une bonne dizaine de kilomètres supplémentaires, et nous ne sommes qu’à 20 km de la maison… (sans compter notre fidèle REx, toujours là en cas de pépin).

Nous décidons de faire une petit séance photo pour marquer cette ascension, avant de redescendre, curieux de voir l’impact qu’aura cette partie de notre trajet sur l’autonomie.

Descente

Après cette petite pause photographie, quelques timelapse nous donnent le temps d’apprécier le paysage et la vue magnifique qui nous entoure. Il est temps de reprendre la route et voir comment se comporte notre voiture tant sur le plan de la tenue de route que sur l’autonomie avec un freinage régénératif presque constant.

Et bien, pour être tout à fait franc avec vous, nous n’avons pas été déçu ! Non seulement la voiture se montre assez sécurisante et agile, tout comme lors de la montée, mais elle sait aussi reprendre des forces. Je vous laisse voir les photos suivantes en guise de démonstration:

C‘est là qu’on voit la puissance de cette régénération. Nous sommes passé au fur et à mesure que nous descendions de 33 km restant pour arriver à 52 km ! Presque 20 km de gagné en seulement 7 km parcouru. Non seulement c’est impressionnant (même si évidemment le pourcentage de batterie restant n’a pas augmenté aussi drastiquement; mais tout de même de façon notable), mais surtout, notre autonomie restante va correspondre à quelques à peu de choses près à l’estimation que nous avions lors de notre départ de la maison.

Petite rappel: nous avions une estimation de 80 km d’autonomie environ. Le trajet total fût de 40 km. Il devrait donc, une fois rentré, nous rester 40 km. Et c’est pour ainsi dire exactement ce qui s’est passé. Sur le dernier compteur qui indique 52 km, nous avions encore 10 km à parcourir pour un retour au point de départ. Nous avons donc bien nos 40 km restant (à 2 km près en positif).

Nous avons été impressionné par cette petite expérience et cela prouve que sur une journée, deux excursions sont possibles (la première est ici):

  • L’une de 42 km (dont 24 d’autoroute A/R)
  • L’autre de 40 km (dont 14 de montagne A/R)

Dans notre cas, il nous restait encore 40 km d’autonomie, mais en roulant en mode éco pro, sans climatisation et avec un modèle pure électrique (donc plus léger que le REx que nous possédons), vous pouvez sans aucun problème avoir encore une bonne vingtaine de kilomètres supplémentaires.

Pour terminer ce chapitre,l’autonomie de cette bmw i3 – par température clémente – est tout à fait impressionnante. Malgré le fait qu’il faille peut être plus se baser sur les pourcentages restants que sur l’estimation kilométrique faite par l’ordinateur de bord – qui peut se montrer assez surprenant – on peut aisément voyager autour de chez soit sans trop se prendre la tête, et c’est bien là le plus important.

Brice

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