Aujourd’hui arrive enfin le jour où je vais pouvoir vous démontrer que si une BMW i3 n’est pas parfaite sur tous les plans, il y a bien un domaine où elle est à 100% efficace: les trajets quotidiens Maison / Travail / Maison. Je ne sais pas pourquoi j’ai mis autant de temps à mettre en œuvre ce sujet pourtant relativement simple mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Alors évidemment, il y aura toujours quelques mentions utiles à ajouter car cette i3 pourrait ne pas vous convenir dans les cas suivants:

  • Si votre travail se situe à plus de 50 km de votre lieu d’habitation (version 22 kWh) ou plus de 75 km (version 33 kWh) ET que vous ne voulez pas avoir de REx (prolongateur d’autonomie – Range Extender).
  • Si votre travail se situe à plus de 50 km de votre lieu d’habitation (version 22 kWh) ou plus de 75 km (version 33 kWh) ET que vous ne pouvez pas recharger sur place.

Attention, les scénarios sont adaptables en fonction de votre capacité à accepter ou non des contraintes. Les deux scénarios cités sont des cas simples, sans prise de tête. Mais si vous avez envie de faire 400 km par jour avec le Rex, c’est faisable, même si ça n’a pas beaucoup de sens.

Certains pourraient se demander au vue des mentions écrites ci-dessus si je connais bien l’autonomie électrique de cette voiture car les distances semblent faibles. N’oubliez pas que c’est bien joli de vouloir rouler d’Avril à Octobre sous 15 à 25 degrés de moyenne mais si vous n’avez pas de garage ou l’option de préchauffage des batteries avant de partir, ce ne sont pas 150 km et 225 km que vous allez obtenir en hiver (selon modèle 22 ou 33 kWh) mais plutôt 100 et 150 (dans le meilleur des cas). Et bien entendu tout cela est également soumis aux différents types de routes que vous devrez emprunter et votre style de conduite. Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à commenter en détail votre situation sur cet article et je (et ceux qui roulent déjà avec la leur) vous indiquerai le plus précisément possible si vous risquez de rencontrer des problèmes ou au contraire si vous pourrez monter à bord de votre i3 en toute sérénité.

Revenons-en maintenant à MA situation car, après tout, il s’agit un peu de ma vie en i3. Soyons honnête, j’ai la chance énorme – et depuis peu d’ailleurs – de travailler très près de mon lieu d’habitation. Près comment ? Et bien à seulement 12 km ! Pour un campagnard qui bosse en ville, c’est plutôt pas mal (et ça changera sûrement à nouveau un jour). Alors oui, pour ceux qui connaissent déjà très bien l’i3 et ses capacités, la suite de ce récit ne sera pas une grande surprise mais je vous encourage tout de même à la lire.

Vous en avez l’habitude désormais, sur les articles de type «trajets», voici les CDC (Conditions De Conduite):

CDC: 22 kWh – Confort – Temp. Extérieure 15° – Climatisation Activée à 22° – Bluetooth et H&K activés – Vit. Moy. 45 km/h environ (routes de campagne / ville) – 1 passager

À l’allée: i3 -> Boulot

Départ un matin d’été typique donc, en direction du travail. La bête a été rechargée durant la nuit, la lumière verte (Ce petit détail qui épate toujours la galerie d’ailleurs…) indique que la charge est complète et je mets mes quelques affaires dans le coffre pour attaquer une « dure » journée (c’est toujours dur le Lundi de toute façon).

GPS en route histoire de vous montrer un peu en image le parcoure (il indique 10 km car j’ai omis de modifier sa course. En réalité, j’emprunte un chemin de 12 km) ainsi qu’un coup d’œil rapide à l’application BMW iRemote sur Smartphone qui indique la capacité de déplacement en fonction de mon mode de conduite actuel (le cercle le plus petit en bleu foncé) ainsi que celle optimisée avec le mode Eco Pro +. Quel gâchis de ne rouler que 12 km mais on ne va pas se plaindre non plus.

Pouce sur le «sélecteur de vitesse» (peut-on appeler ce gros sélecteur ainsi ?), j’appuie d’abord sur le bouton Start/Stop, puis sélectionne la position D (marche avant). C’est parti pour 12 km de plaisir !

La voiture se comporte comme à son habitude: Silence, agilité, puissante lorsque nécessaire. J’arpente les petites routes de campagnes sur environ 5 km avant de tomber avec… un bouchon ! Si si, là, comme ça, sans prévenir. En fait, les travaux font rages sur mon parcours depuis le début de l’été et un feu tricolore  a été installé temporairement sur cette journée.

Aperçu rapide sur l’estimation de l’autonomie. Vous pouvez voir que du fait de la vitesse moyenne et la pente légère entre mon lieu de départ et le moment où j’ai pris les clichés, j’ai pu gagner plusieurs kilomètres estimés car la consommation réelle sur la batterie a été très faible: Seulement 2 % sur 6.3 km parcourus. Rapporté aux 100% de la batterie, si je continuais sur le même rythme, avec la même pente, je pourrai parcourir ainsi 315 km ! Ne rêvons pas, ça n’arrivera jamais dans la vrai vie.

La route continue d’être avalée en silence et sans pollution. J’en profite pour vous faire partager quelques clichés des paysages Suisse sur la vallée Genevoise mais ce n’est malheureusement pas la meilleure vue que j’ai à vous offrir.

J‘arrive à destination après environ 15 à 20 minutes de conduite. Il est temps de refaire un tour sur le compteur kilométrique et de s’apercevoir que ce trajet de 12 km, en dévers sur la moitié du trajet, puis sur plat à vitesse relativement contenue, nous a seulement fait consommer 4 % d’énergie disponible.

Je la laisse désormais seule pendant 10 heures, dans un parking privé, où la température doit avoisiner les 15 degrés environ.

Le Retour: Boulot -> Maison

Rien de tel que de retrouver son objet de passion après une dure journée de travail (je parle bien de la voiture là) pour reprendre la route afin de rentrer chez sois. Intérieur bleuté et éclairage de bienvenue qui vous accueille, le soucis du détail ne vous laissera jamais tomber.

Le compteur est toujours là, lui aussi, et indique une énergie disponible à hauteur de 92.5%. C’est normal, à midi un collègue de travail faisait connaissance avec mon nouveau jouet et c’est donc sans retenu que j’ai poussé notre électrique sur les alentours de nos bureaux. Résultat des courses, 3.5% de dévorer sur 2 km… pas très écologique si on y pense mais fun !

Bref, je suis sur le retour. La dépense en énergie n’est cette fois-ci pas la même compte tenu du léger dénivelé qui entre en opposition avec ce que j’avais vécu à l’aller. D’une estimation optimiste de 145 km d’autonomie basée sur le trajet précédent, il est rapidement revu à la baisse, même si finalement l’autonomie estimée est plutôt encourageante.

Quelques kilomètres s’enchaînent avec toujours autant d’entrain, et j’arrive rapidement à destination, après un parcours plus long qu’à l’allée (merci les travaux): 14.3 km.

Contrairement à l’allé, le retour est bien plus énergivore puisque nous avons épuisé 10.5% d’énergie pour faire ces 14 km. Cela devrait faire tout de même environ 140 km si l’on avait décidé de vider la batterie complètement mais compte tenu de la pente, je pense que j’aurai pu arriver à faire plutôt aux alentours de 120 km car vitesse moyenne peu élevée et température clémente.

Au Final ?

Et bien au final, si je ne devais faire uniquement que des trajets i3 – boulot – dodo, et aucune autre sortie avec, je pourrai ne recharger la batterie qu’une seule fois par semaine (15 % par allé/retour, 6.66 trajets possibles par semaine), soit 2.50 euros dans mon cas et donc 10 euros de budget mensuel en carburant, plutôt sympas, non ? En réalité, cette voiture étant notre véhicule principal, nous rechargeons deux à trois fois par semaine, pas forcément entièrement mais une recharge par semaine n’est clairement pas suffisant. Et puis il faut surtout dire que toutes les excuses sont bonnes pour la conduire, difficile de résister.

Comme toujours: Roulez zen, Roulez heureux !

Brice

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