Bonjour à tous !

Ma section favorite: celle des trajets et autre virées dans la cambrousse avec ma chère BMW i3. L’un n’empêchant par l’autre, je vais rendre l’utile à l’agréable aujourd’hui et rendre compte d’un trajet effectué, comme à l’accoutumé, entre Viry et Grenoble (135 km). Mais la petite particularité de ce récit est que j’ai effectué pour la première fois ce trajet en passant uniquement par les petites routes de campagne; et surtout, je l’ai parcouru avec le REX au maximum pour tester la capacité de celui-ci en dehors de nos chères autoroutes. (Retrouvez les articles dédiés du REX sur autoroute ici et ainsi qu’un article détaillé complet sur le REX lui-même ici-même)

CDC: Batterie 22 kWh (60 Ah) – Alternance entre le mode EcoPro & Confort – Temp. Extérieure 26° – Climatisation Activée à 22° – Bluetooth et H&K activés – Vit. Moy. 50 km/h environ (routes de campagne / ville) – 1 passager

bmw_i3_mabmwi3_060Et c’est parti pour deux heures et demi de plaisir. Ne vous fiez pas au graphique en bleu mais prenez celui en gris, qui me fera longer Aix-les-Bains car une déviation m’a forcé à modifier le GPS et celui-ci m’a fait passer par Aix-les-Bains au lieu de passer par Annecy. La conséquence n’est pas bien grave car en terme de timing et de kilométrage, ces deux trajets sont quasi-identiques. De plus, cet article n’a pas vocation à faire jouer la course au kilomètres parcourus en électrique puisque ce sera le prolongateur d’autonomie (REX) qui sera mon allié.

Départ par une très belle journée ensoleillée et une température plus que clémente pour cette aventure. Je suis navré de ne pouvoir vous faire un compte rendu sous un temps apocalyptique mais nous avons eut une période entre Juin et Septembre qui défi les lois de la nature en terme d’ensoleillement. Ne vous inquiétez pas: vent, brouillard, pluie, neige… Toutes ces petites gâteries vont bien finir par arriver. Voici les quelques photos du compteur pris pendant le départ.

Vous noterez la coincidence entre l’autonomie électrique annoncée de 133 km et la distance du parcours qui sera aussi de… 133 km (sauf qu’en fait, ce sera plus que ça car je monte ensuite sur les hauteurs de Grenoble pour ajouter une vingtaine de kilomètres environ). Dommage, ça aurait pu faire un joli défi : faire exactement le kilométrage annoncé par l’ordinateur de bord en électrique. Une prochaine fois peut-être. J’ai, pour une fois, fixé mon mode de conduite en éco-pro; chose que je ne fais presque jamais. La climatisation reste activée mais sera simplement plus mollassonne.

Les premiers kilomètres s’enchaînent et l’agilité de cette BMW i3 ne fait jamais défaut. Toujours prompte à envoyer la gomme lorsque l’inclinaison des serpentins bitumeux changent en une fraction de seconde, c’est sans effort aucun que je tranche ce paysage pittoresque verdoyant. L’autonomie de la batterie diminue, lentement mais sûrement, et je ne peux pas encore enclencher mon REX pour le test car il me faut atteindre les 75% restant pour ce faire. Pour le moment, 13% d’avalé et 27 km parcourus environ (voir photo ci-dessous).027_bmw_i3_mabmwi3_032

Je continue donc ma route et attends le moment fatidique où je pourrai presser ma touche de raccourci n° 8 sur la console multimédia. Cela aura pour effet de démarrer le bi-cylindre composant ce prolongateur d’autonomie et de me sentir à nouveau comme 95% de nos037_bmw_i3_mabmwi3_037 concitoyens: un « vrai » pollueur. Je ne jette la pierre à personne bien sûr car j’en étais encore un il y a 3 mois de ça. Je continue de surveiller mon compteur et les 75 % sont enfin affichés après 37 km parcourus. Je presse la touche adéquate et la jauge blanche matte s’illumine pour me laisser comprendre que cette fois, je ne suis plus un rouleur neutre en terme de rejets nocifs dans l’atmosphère. Je pollue donc à hauteur de 7 litres de carburants fossile tous les 100 km – ce n’est qu’une moyenne bien entendu – et mon sentiment de bien être diminue d’autant. Les kilomètres continuent de défiler sous mes roues à la largeur un peu ridicule – on peut l’admettre – et l’on reconnaît sur les photos ci-dessous le fonctionnement un peu particulier du REX qui s’efforce de maintenir un état de charge à 75% – la consigne qui lui avait été donnée – et qui fait osciller la charge de la batterie entre 74% et 76% en fonction des dénivelés et descentes, merci la régénération.

Aix-les-Bains et son lac se retrouvent désormais dans mon sillage. La circulation un peu plus lente me fait faire quelques économies de carburant au passage et la distance possible à parcourir avec le REX s’allonge légèrement. Je vous laisse profiter de ces quelques clichés pris en roulant (Bouh ! Pas bien !).

Il me reste désormais 73 km à parcourir, et comme vous pouvez le voir, le REX rempli pour le moment parfaitement son office. La batterie est bel et bien alimentée et l’autonomie électrique restante stagne de façon satisfaisante; aucun soucis à me faire.073_bmw_i3_mabmwi3_024

Je continue à tracer ma route et survole des portions de nationales plus longilignes. La vitesse  de 90 km/h est courante et je descend rarement en dessous des 80 km/h. Le REX se fait parfois un peu plus présent lorsque sa puissance augmente mais reste tout à fait acceptable… de l’intérieur. Car non, on ne peut y échapper: à l’extérieur, c’est un bruit de tondeuse à gazon thermique, c’est ainsi. Si vous ne voulez pas avoir honte, arrangez-vous pour avoir toujours assez d’électrons stockés.

Je touche enfin au but et après un peu plus de deux heures de route, je me décide à refaire le plein afin d’être tranquille sur place au cas où je devrais parcourir plus de kilomètres que prévu dans les alentours. Ma batterie indique 75% d’autonomie et le REX a donc parfaitement joué son rôle.

Le plein est fait, mais n’oublions pas une donnée importante dans cette histoire. J’ai parcouru presque 134 kilomètres entre les 25% de batterie utilisés au départ, avant de pouvoir déclencher manuellement le REX, et les deux tiers du réservoir à essence. Grossièrement, cela veut dire que hors autoroute, le REX est capable de vous emmener sur environ 130 à 150 kilomètres à lui seul, soit une moyenne de consommation d’environ 7 litres aux 100 kilomètres.

Arrivée sur Grenoble puis un peu de grimpette sur les hauteurs campagnardes, avec une perte de pourcentage malgré le REX, mais qui sera récupérée sur le plateau.

Bien arrivé à destination, avec une certitude en tête désormais: le REX est 100% fonctionnel hors autoroute et vous rendra bien des services si vous devez parcourir beaucoup de kilomètres en évitant les géantes bitumées. La facilité d’utilisation, le silence relatif, et son efficacité en font une arme redoutable face à une infrastructure de recharge publique encore un peu balbutiante – mais qui se développe tout de même plus rapidement désormais – et si vous ne pouvez pas vous arrêter assez longtemps à cause d’un planning chargé ou autre, alors vous avez trouvé votre coup de pouce. N’oubliez pas non plus que ce trajet a été réalisé avec l’ancienne génération et que les BMW i3 2017, avec leurs 200 / 250 km d’autonomie réel, m’auraient permis de faire tout le trajet allé entièrement en électrique, et une fois sur place avec un coup de recharge rapide, j’aurai pu faire mon retour de la même façon (si je n’avais pas pris l’autoroute…).

En espérant que ce petit carnet de voyage vous ai plu, je vous dit à très vite pour de nouvelles aventures.

Brice

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