Rendez-vous était donné à côté d’Annecy, Samedi 8 Octobre dernier, à l’Aéroport du Mont-Blanc. Lieu peu ordinaire pour une rencontre électrique puisque le contraste entre nos engins électriques et les plus gros consommateurs d’énergie fossile du moment – avions et hélicoptères – allaient devoir fraterniser le temps d’une journée. Organisée par l’Automobile Club du Mont-Blanc, qui lui dédit une coupure d’article de presse sur son site, cette journée était l’occasion de présenter la mobilité électrique sous ses nombreuses formes.

Particuliers et professionnels étaient donc présents. plan_aeroport_annecy_meythet_electrique_mabmwi3Chacun positionnés sur un emplacement spécifique, les prêcheurs étaient là, motivés pour renseigner les passants qui, malgré leur petit nombre, étaient motivés pour en découdre avec ces nouvelles technologies, mais surtout qui avaient tous la même idée en tête: en finir avec la pollution qui gangrène nos cités.

Départ à 9h20 du matin au volant de mon bolide auquel j’avais refait faire une beauté pour l’occasion. Extérieur et intérieur donnaient le meilleur d’eux même et reflétaient parfaitement l’élégance et ce petit côté « neuf » si agréable des premiers mois qui se voit irrémédiablement et attire l’œil des passionnés automobiles.

Après environ 40 km parcourus dont 90% d’autoroute (limitée à 110 km/h tout le long), c’est avec 75% d’autonomie électrique – et 100% du REX – que j’arrive sur site. Vous allez me dire que 25 % dépensé sur autoroute pour 40 km, c’est plutôt pas mal pour une 60 Ah de 2016, mais 70% du trajet est en descente… ça aide. Je suis accueilli par l’organisation de l’association et – sur un problème de sémantique je suppose – me retrouve sur l’air des exposants professionnels. Bah oui, quand on me demande si « j’expose », je réponds « oui » car je suis un particulier qui expose… logique. Je me ferai très gentiment – ce n’est pas ironique – réorienté plus tard, ainsi que quelques autres, vers le parking qui servira finalement à la fois aux visiteurs et aux exposants particuliers. C’est le seul point négatif que je trouverai à dire d’ailleurs sur cette demi journée (je n’avais que 4 heures de libre) car vu le peu de monde exposant des véhicules, nous aurions pu tous être regroupés et apporter une meilleure dynamique pour les curieux venus obtenir des renseignements. Bref, le sujet n’est pas là et j’ai évidemment grandement apprécié l’organisation de cet événement sans lequel je n’aurai pas à nouveau rencontré de nouvelles têtes extrêmement sympathiques et revu quelques membres de l’association VEGA au passage. Je les remercie donc tous pour m’avoir permis de participer à cette journée. Espérons qu’il y aura encore un peu plus de monde l’année prochaine et n’oublions pas que le marché électrique ne représente, aujourd’hui en France, que 1,5% des immatriculations. Il est donc tout à fait normal que ce type d’événement ne puisse rassembler, au bout de sa seconde année d’existence, dix milles personnes. Et puis c’est parfait ainsi car on a le temps de discuter tranquillement avec chaque personne qui s’arrête et montre de l’intérêt pour tel ou tel véhicule.

Il est désormais 10 heures, heure officielle de démarrage de cette journée, et je n’ai alors strictement aucune idée de la tournure que vont prendre les événements. fichier_000J’étais bien sûr venu moi-même pour, entre autre, faire un peu de publicité pour mon blog, et avait préparer mes cartes de visite. J’ai pu en distribuer une petite vingtaine, ce qui n’est pas si mal. J’ai d’ailleurs eut dans la journée et le lendemain des pics de visites sur le blog qui ne correspondaient pas à une sortie de nouvel article et donc j’imagine que les curieux venus discuter avec moi décidèrent de jeter un petit coup d’œil rapide sur mon média de partage sur la BMW i3.

Le temps d’ouvrir mon frunk et de faire apparaître sa boîte Ikea faite maison – qui a fait son petit effet mine de rien – que j’avais déjà autour de moi quatre personnes qui commencèrent par:

  1. Me demander si je travaillais pour BMW. En quelque sorte, on pourrait dire oui, mais alors vraiment indirectement car si je bosse pour eux, je n’ai pas encore vu mes commissions de vente passer sur mon compte en banque… Plus sérieusement, je n’ai évidemment aucun lien avec BMW.
  2. Me parler d’autonomie. C’est en général là que je dois faire face à la fameuse réaction que tout possesseur de BMW i3 REX a déjà vécu au moins une fois: « Ah, c’est comme une hybride… ». Je dois alors sortir mon speech pour bien faire la distinction entre une hybride et une i3 REX qui est alimentée par un prolongateur d’autonomie. On ne mélange pas les torchons avec les serviettes s’ils vous plaît !
  3. S‘enthousiasmer sur l’intérieur du véhicule. Les matériaux écologiques, l’élégance du design et la légèreté visuelle de l’ensemble fait toujours mouche.

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Le temps passe et on me demande alors de déplacer ma voiture sur la parking visiteur. J’en profite alors pour embarquer deux passagers intéressés et évidemment l’effet « zéro bruit » au démarrage reste toujours si particulier et surnaturel. Je les emmène ici et là pour un rapide petit coup d’accélération et quelques virages à vitesse plus modérée. Je crois qu’ils sont conquis. J’arrive alors de nouveau sur la zone d’exposition et me gare au bon endroit. C’est alors que je fais la rencontre (mes excuses pour le prénom oublié) d’un propriétaire de Zoé. Finition supérieure par rapport à sa version de base,une bouille sympathique et cette couleur noire en font toujours, je trouve, un excellent rapport qualité prix.

La personne en question m’explique qu’elle aurait préféré acheter une i3 mais que BMW est difficile sur le côté des finances. Je ne peux qu’approuver bien évidemment; les voitures dites premium étant toujours un sacré investissement, il est difficile de pouvoir en acquérir et – ne venant pas d’un milieu aisé – j’en suis parfaitement conscient. Quoi qu’il en soit, il est cependant parfaitement satisfait de sa Zoé et après quelques minutes de discussion et de présentation de sa voiture pour mon plus grand plaisir, il s’en ira en silence, et sans émission.

De retour vers mon bolide, je continue de renseigner les quelques personnes qui s’intéressent à l’OVNI, et j’en oublie l’organisation d’un petit jeu de parcoure organisé par l’Automobile Club du Mont-Blanc. Je suis pris entre le temps qui passe, l’envie de faire découvrir cette voiture, et ma participation aux événements mais mon enthousiasme débordant envers les curieux l’emporte et je reste ainsi près d’elle, près à intervenir en cas de question. Quelques minutes plus tard, je serai rejoins par deux autres VE (véhicule électrique): un Kia Soul EV – un autre OVNI soit dit en passant – et une autre BMW i3 REX version « Panda » ou « Stormtrooper » pour les intimes à cause de sa couleur blanche et noire. Les deux couples venus pour l’occasion furent très sympas et communicatifs, et ce fût avec grand plaisir que nous avons pu échanger ensemble.

Je n’ai pas grand chose à redire sur le Kia Soul EV mis à part le fait que j’adore son look extérieur atypique. kia_soul_ev_mabmwi3Extrêmement japonisant sur la forme mais aussi très pragmatique à l’intérieur. Spacieux, il reste imposant mais n’est finalement pas aussi lourd qu’on pourrait le penser (1490 kg) et son autonomie est bien plus que correcte. Son moteur électrique développe 81,4 kW, soit 110 ch et il grimpe de 0 à 100 km/h en moins de 12 secondes. Pas très rapide sur l’accélération vous me direz mais ce Soul EV n’a pas vocation à être une sportive. C’est en revanche une excellente familiale, avec ses 200 km d’autonomie théorique (150 réel environ) et d’autant plus qu’il est très bien doté en équipement de série – je pense notamment à la caméra de recule. Les batteries sont garanties 7 ans ou 150 000 km – mieux que chez BMW. Je vous laisse voir par vous même sur le site du constructeur si vous êtes intéressé.

En même temps, je fais connaissance avec Patrick et sa femme qui sont venu avec leur i3 REX. Nous échangeons sur différents sujets tel que la documentation technique, les pneus – il semblerait que ma conduite ne soit pas la plus « éco » – , le coding, et les négociations de prix à l’achat que je croyais impossibles. Je ne sais pas si cette i3 était « en stock » ou réellement sur commande avec 2 à 4 mois de délai pour l’obtenir concernant la remise mais c’est bon à savoir…

Petit fait amusant: cette i3 blanche est en fait une… « Black Edition ». Hé oui ! Quand on aime une couleur, on ne compte pas. Et c’est plutôt une aubaine pour notre couple car la peinture blanche est en réalité gratuite et non une option payante. Pour le reste, on retrouve les même jantes « Turbine » que sur la mienne mais l’intérieur est « Atelier » – pas cher, sobre et efficace. Tout de même, je me laisse à penser que le blanc et noir lui va si bien à cette i3…

L‘heure tourne et il est déjà presque 14 heures ! Mon départ approche à grand pas. Je décide de faire un petit tour rapidement pour aller voir cette Méhari de plus près. Il faut reconnaître que d’allure extérieure, elle en impose ! Dommage que, comme c’est souvent le cas avec Citroën, l’intérieur ne soit pas du tout à la hauteur du plumage.

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Se trouvaient également sur place: des vélos électriques, des représentants officiels pour la Renault Zoé et la Nissan Leaf, ainsi que deux bornes de recharges rapide. Enfin, un propriétaire de Mitsubishi Outlander plug-in hybrid était aussi présent et particulièrement ravi du prix d’achat sur le marché de l’occasion et de l’utilité familiale de l’engin. Ce fût presque un choc de voir partir ce gros mastodonte sans plus de bruit que les autres véhicules électriques présents ce jour là. Petit regret au passage en revanche: pas de Tesla

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Mitsubishi Outlander Plug-in Hybride

(en tout cas le matin). J’espérais pouvoir en approcher une et monter dedans pour juger de la qualité de finition perçue. Ce sera peut-être pour une prochaine fois ! Je n’aurai malheureusement pas le temps d’aller à la rencontre de toutes  les autres personnes regroupées sur place à cause du peu de temps dont j’avais à disposition. Mais la vrai fautive dans l’histoire, c’est la BMW i3 qui attire comme un aimant les badauds. On en croise tellement peu sur les routes qu’elle paraît inaccessible et le manque de communication franche de la part de BMW n’aide pas vraiment à résoudre le problème.

Mon récit sur ma participation à la Journée de la Mobilité Electrique est terminé et j’espère un jour vous croiser sur un autre événement de ce type.

À très vite !

Brice

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