Joyeux Noël !

C‘est par ces vœux que je commencerai cet article aujourd’hui, journée un peu spéciale, qui fête mes premiers 10.000 kilomètres atteint en BMW i3. Cette distance a été parcourue sur un petit plus de 6 mois – 6 mois et 10 jours précisément – et reflètent finalement à peu près l’estimation que j’avais pu faire au départ concernant mes déplacements sur une année entière; à savoir 20 000 kilomètres. Nous referons bien sûr un bilan au 15 Juin 2017 pour voir si les chiffres se tiennent; même si notre voyage prévu vers Stockholm au printemps prochain rajoutera près de cinq milles kilomètres de plus en l’espace de quinze jours.

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Alors qui dit anniversaire et premier cap symbolique passé dit bilan avec le recul que je peux avoir cette fois-ci en tant qu’utilisateur « expérimenté » et non en tant que tout récent propriétaire où forcément l’excitation mais aussi parfois les œillères peuvent être présents chaque jour où l’on monte à bord de sa nouvelle voiture.

Nous allons attaquer sans plus attendre avec les points fâcheux qui, sans être de gros problèmes,  entachent de pas grand chose un bilan qui aurait pu être 100 % positif. Attention, je ne reviendrai pas ici sur les défauts inhérents à la conception de la voiture, mais bel et bien des problèmes sur MA voiture. Si vous souhaitez relire l’article sur les « 20 raisons pour ne pas acheter une BMW i3 », cliquez-ici. Concernant donc mon véhicule à moi et ses défauts et bien pour le moment, je n’en vois que deux:

  • Les petits bruits de grincement de plastique dans l’habitacle du côté conducteur, et parfois très légèrement au niveau de la boîte à gant – spécial dédicace à Stéphane – qui se font toujours entendre. Il m’a d’ailleurs fallut un moment avant de pouvoir noter ceux de la boîte à gants car le son est plus « grave » ou « bas » niveau fréquences et beaucoup moins évident à intercepter. Celui des plastiques dans l’angle du tableau de bord, à gauche, est en revanche beaucoup plus flagrant même s’il ne se produit pas tous les jours. J’en profiterai pour en toucher deux mots à BMW lors de mon prochain passage pour effectuer une mise à jour logicielle. C’est finalement le seul reproche, au bout de ces six mois, que j’ai à refaire et qui diminue grandement l’effet premium qui se dégage du magnifique intérieur Lodge.
  • Le deuxième point, un détail: le clapet qui protège l’accès au port de recharge électrique ne s’ouvre plus à 100 % lorsque j’appuie dessus. Attention, que les choses soient bien claires, je n’ai aucun problème avec le déverrouillage de la trappe elle-même lorsque je déverrouille la voiture. C’est simplement que, en principe, on appuie ensuite sur la trappe qui s’ouvre via l’effet d’une petit ressort j’imagine, et qu’avant, ce ressort fonctionnait parfaitement. Peut-être les gonds de la trappe sont en manque de graisse ou un peu encrassés; peut-être est-ce le ressort lui-même qui manque de punch, mais du coup je dois manuellement ouvrir un peu plus la trappe pour pouvoir brancher mon câble de recharge. Un détail, mais qui sera clairement adressé à BMW pour que je puisse retrouver un clapet aussi dynamique qu’enthousiaste qu’à ses débuts.

Vous voyez, rien de bien dramatique, mais sans ces deux petits détails, et bien j’aurai pu faire un bilan 100 % satisfaction, mais je ne le peux pas. Voyons maintenant les points positifs qui sont toujours là après les 6 mois et 10.000 kilomètres parcourus:

  • L’autonomie n’a pas bougé d’un pouce. Aucune perte de capacité utilisable sur la batterie, je tiens mes kilomètres comme au premier jour, excepté du fait des températures évidemment plus basse en ce moment mais c’était attendu et tout à fait normal. Le lot des véhicules électriques en somme.
  • L’effet « ovni » est toujours présent. Non pas que je recherche les regards insistants sur ma carcasse dès que je déboule quelque part mais je suis – je l’avoue – très content de voir très peu – voir pas – de BMW i3 sur la route. Si vous aimez la différence, c’est définitivement un véhicule pour vous.

J‘essaie désespéramment de trouver quelque chose d’autre à dire, en bon ou en moins bon, mais honnêtement je ne vois pas. Tout roule pour le moment. La voiture à été parfaitement intégrée dans mon esprit quand à ses possibilités et ses limites. Je connais mon REX par cœur pour les trajets occasionnels sur autoroute ainsi que la consommation d’énergie demandée lors de mes déplacements dans la région et je ne me pose plus de question sur le fonctionnement de la voiture.

Dans un registre plus généraliste qui concerne le passage du véhicule thermique avec boîte manuelle vers l’électrique et bien je pourrai vous donner les points suivant:

  • Les éventuelles précautions à prendre avec les moteurs thermiques – chauffage du moteur et refroidissement – sont désormais un lointain souvenir
  • Je ne me vois pas du tout revenir un jour sur un véhicule à conduire autre que de type « mono pédale » car c’est tellement plus relaxant ainsi. Je crois que c’est finalement une excellente transition en attendant de passer sur un véhicule 100% autonome – ou presque – d’ici une dizaine d’année et je pense que ceux qui passeront de « thermiques » à « électriques autonomes » vont avoir un sacré choc. Mais la rupture technologique est tellement rapide en ce moment entre les régulations anti-pollution qui s’enchaînent les unes après les autres chez nos voisins et par effet ricochet dans le secteur automobile, que le choix sera bien vite limité. Soit vous roulerez sans émission, soit vous ne roulerez pas du tout (messieurs les motards, vous êtes tout aussi concernés…)
  • Parfait enchaînement pour dire qu’à chaque fois que je dois faire fonctionner le REX, je suis réellement ennuyé. Mon esprit refuse de gazer la planète et je suis navré de voir encore si peu de voitures électriques autour de moi. Petite note positive tout de même: je vois des voitures électrique tous les jours, même si ce n’est qu’une ou deux, et ce n’était pas du tout le cas ne serait-ce qu’il y a 3 ou 4 ans de ça. La progression est nette, et sera fulgurante sur les 5 à 10 années à venir. Pour l’instant, les prix d’acquisition restent assez élevés et je vois bien la différence de taux de possession sur les régions de France en fonction des niveaux de vie. Une fois de plus, les moins aisés seront servis en dernier mais c’est le lot d’une société capitaliste. Les nouvelles technologies ont toujours eut un coût – allez voir côté Tesla pour en être convaincu – et les retombées en cascades – des plus riches aux moins riches – se passent toujours de la même façon: informatique, hi-fi, voitures, et même la nourriture (bio), c’est un cycle qui se répète sans cesse. La bonne nouvelle reste que l’Etat, pour le moment, participe, avec sa prime à l’acquisition de véhicules électriques, à rendre certaines voitures accessibles pour une bonne tranche de la population – je pense à la nouvelle Renault Zoé 40 kWh notamment.

Vous l’aurez compris, ce ne sera pas l’article majeur de mon blog – malgré ma digression sur la fin – même si je pensais pouvoir écrire quelque chose de beaucoup plus complet. Mais les articles postés au fur et à mesure sur ce blog parlent d’eux-même et je déteste la répétition donc je vais tâcher de m’abstenir une fois de plus histoire de ne pas redire que cette voiture est géniale au quotidien, qu’elle est silencieuse à vitesse contenue, qu’elle a une pêche d’enfer, etc… Mince, c’est raté, je crois que j’avais déjà mentionné tout ça une bonne cinquantaine de fois auparavant… tant pis ! Je vous encourage à relire quelques articles si vous souhaitez avoir plus de précisions sur un registre précis.

Je vous dis à très vite pour de nouveaux articles et vous souhaite à nouveau de passer d’excellentes fêtes et de bonnes vacances pour les chanceux qui en ont durant cette période de fin année.

Brice

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